On peut s'entraîner des années sans jamais se voir faire.
PerfCure est né de ce constat, et d'une session filmée par hasard qui a changé ma façon de surfer.
Le problème
Un sportif ne se voit pas pratiquer. Il ressent ses appuis, son équilibre, sa vitesse — mais il ne voit rien. Entre ce qu'on croit faire sur une vague et ce qu'on fait vraiment, il y a un écart que personne ne peut mesurer de l'intérieur.
La vidéo est le seul retour objectif dont on dispose. Elle ne flatte pas, elle ne se trompe pas de souvenir. Sauf qu'elle reste difficile d'accès, pour trois raisons qui s'additionnent :
- Trouver quelqu'un pour filmerpasse par le bouche-à-oreille. Si vous n'êtes pas déjà dans le milieu, ça ne se fait pas.
- S'organisersuppose de convenir d'une heure, d'un lieu, d'un prix, et de se retrouver sur une plage où le réseau ne passe pas toujours.
- Faire regarder les images se termine souvent par un lien envoyé à un coach, sans contexte, auquel il répond quand il peut — ou pas.
Ce que PerfCure change
La plateforme relie les trois maillons de la même chaîne. Un sportif réserve un caméraman dans sa ville, au créneau qui l'arrange, avec un tarif et un délai de livraison affichés avant de réserver. Il récupère ses vidéos, puis les transmet au coach de son choix, qui lui renvoie une vidéo commentée vague par vague.
Ce qui compte n'est pas la mise en relation — beaucoup savent faire — mais les règles qui l'encadrent. Le délai qu'un prestataire annonce devient une date opposable. Un caméraman garde une heure entre deux sessions, parce qu'il faut ranger son matériel et se déplacer. Les deux parties s'évaluent, et aucun avis n'est publié tant que les deux ne sont pas déposés. Ces règles sont inscrites dans la base de données, pas dans des conditions générales que personne ne lit.
Le coach reste humain
Ce qu'on achète chez un coach, c'est son œil et sa voix sur ses propres vagues. Le livrable est donc une vidéo dans laquelle il commente la session, pas un rapport écrit. Les notes qui l'accompagnent servent à retrouver l'essentiel avant la session suivante.
La plateforme distingue aussi le coach diplômé de l'expert de terrain. Quelqu'un qui connaît un spot depuis vingt ans a un vrai regard, mais l'enseignement rémunéré du surf est réglementé en France. Les deux profils existent, la différence est affichée, et seul un coach dont les qualifications ont été vérifiées peut vendre une prestation.
Qui est derrière
Je m'appelle Antoine Habashi. Je surfe, et je ne suis pas développeur. PerfCure est né d'un manque que je vivais moi-même, et il a été construit avec l'aide de l'intelligence artificielle — c'est ce qui a rendu possible un projet qui, il y a peu, aurait demandé une équipe et un budget que je n'avais pas.
En revanche, l'analyse reste humaine. Je ne veux pas d'une machine qui juge le surf : le jour où elle le ferait, ce ne serait plus le même produit.
Où nous en sommes
La plateforme est en ligne et fonctionnelle. Les paiements réels ne sont pas encore activés : les montants sont calculés et affichés, rien n'est encaissé. Le pilote démarre à Hossegor à l'automne 2026, avec un groupe restreint de caméramans, de coachs et de sportifs.
Le surf est la première discipline parce que c'est celle que je connais et que je peux juger. Le besoin, lui, dépasse le surf : partout où l'on répète un geste sans pouvoir le revoir, on progresse à l'aveugle de la même façon.
Vous surfez, vous filmez ou vous coachez sur la côte landaise ? Le pilote se construit maintenant.
Créer un compte